
Le Grand Bassar a célébré le 5 septembre 2026 à Guérin-Kouka la 62ᵉ édition de D’pontre-N’nidak. Placée sous le thème « De la terre à l’assiette », la fête de l’igname a mis l’accent sur la valorisation du patrimoine et la modernisation agricole pour renforcer la souveraineté alimentaire.
Guérin-Kouka a vibré au rythme de la 62ᵉ édition de D’pontre-N’nidak. Cette fête traditionnelle, qui rassemble les communautés de Bassar et Dankpen, marque la fin des cérémonies de prémices et l’ouverture de la nouvelle saison de consommation de l’igname.
Au-delà de la dimension culturelle, l’édition 2026 a voulu donner un signal fort : faire de l’igname une ressource économique. « Ne plus voir l’igname uniquement comme un aliment, mais comme un levier de revenus, de transformation locale et de souveraineté alimentaire », résume le thème de l’année.
Représentant le Président du Conseil, le ministre de l’Éducation nationale, M. Mama Oumorou, a salué cette vision en phase avec les orientations du Gouvernement. Le 1er maire adjoint de Dankpen 1, M. YAKATCHE Wayo, a pour sa part rappelé les investissements dont a bénéficié la préfecture : renforcement des ZAAP, kits d’irrigation solaire, semences certifiées, engrais subventionnés et formation en agroécologie.


Le défi désormais est d’aller au-delà de la production. « Il faut conserver, transformer, transporter et commercialiser », a-t-on souligné. Le développement d’infrastructures de stockage, la réhabilitation des pistes rurales et le financement des organisations de producteurs sont identifiés comme prioritaires pour réduire les pertes et améliorer les revenus.
Au cœur des festivités, l’igname Laboko, variété emblématique du Grand Bassar. La fête a rendu hommage aux femmes qui assurent depuis des générations sa conservation et sa valorisation. L’ambition est de préserver ce savoir-faire tout en lui ouvrant de nouveaux débouchés : produits dérivés, agroalimentaire, accès aux marchés.
Une foire agricole organisée par le ProMAI a complété l’événement. Elle a permis de rapprocher producteurs, équipements et innovations. L’idée est de connecter la tradition aux réalités du monde agricole moderne.
En intégrant les produits du terroir dans les cantines scolaires, le Grand Bassar veut aussi créer des débouchés durables pour les producteurs. Entre transmission et modernité, D’pontre-N’nidak 2026 confirme que culture et agriculture peuvent ensemble bâtir un Togo plus résilient et prospère.
