Validation du plan national de gestion de la transhumance au Togo

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Validation du plan national de gestion de la transhumance au Togo

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Le Togo dispose désormais d’un nouveau plan national de gestion de la transhumance, validé à l’issu d’un atelier les 30 et 31 mars 2026. Les travaux de cet atelier ont été lancé par le conseiller technique du ministre de l’agriculture, de la pêche, des ressources animales et de la souveraineté animale, chargé du suivi de l’agropastoralisme et de la gestion de la transhumance Dr BOUKAYA Aboudou Gado et du chargé du bureau de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture au Togo (FAO-Togo), Monsieur DJIWA Oyétundé.

Dans son allocution, Monsieur DJIWA Oyétundé a d’abord souligné que cet atelier vise à valider le Plan de Gestion de la Transhumance 2026-2030, une stratégie essentielle pour adapter l’élevage transhumant aux variations climatiques. Il a ensuite rappelé que, bien que fondamentale pour la sécurité alimentaire, la transhumance génère des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs en raison de la réduction des zones de pâturage.

Pour le Chargé de bureau de la FAO au Togo, ce plan ambitionne une transhumance apaisée et résiliente, capable de réduire les conflits et d’assurer la sécurité alimentaire tout en consolidant la paix et la cohésion sociale.

Dr BOUKAYA Aboudou a, à son tour, rendu hommage à la mobilisation des institutions, autorités et partenaires autour de cette problématique d’importance transversale qu’est la transhumance. Il a également rappelé que le gouvernement sous l’impulsion du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, a entrepris d’importantes réformes depuis 2014 pour promouvoir une gestion structurée et durable de la transhumance, notamment par la délimitation de zones d’accueil, le balisage des couloirs et la création des Zones d’aménagement de production bovine (ZAPB) et du Centre d’appels de la transhumance (CAT). Il a reconnu que bien que des progrès notables aient été enregistrés, des défis demeurent importants.

Pour finir, il a rappelé que le plan de gestion de la transhumance au Togo s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue avec pour ambition commune de transformer la transhumance en un levier d’intégration socio-économique, de dialogue interculturel et de développement harmonieux des communautés rurales.

Après 10 années d’implémentation du plan précédent avec des résultats mitigés, le gouvernement actualise sa stratégie avec une vision claire : « une transhumance apaisée et organisée, adaptée aux changements climatiques ».

L’atelier a regroupé des participants issus des différentes institutions de la République (Sénat, l’Assemblée Nationale), des ministères sectoriels (environnement, sécurité, administration territoriale, planification, finances et budget, ressources animales, justice), des structures déconcentrées et décentralisées, des partenaires techniques et financiers (FAO, OIM, AFD, ARAA, AVSF, VSF-Suisse), la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires, ainsi que les organisations nationales et régionales d’éleveurs et pasteurs (FENAPFIBVTO, RBM), l’ONMVT.

Il faut préciser que ce plan quinquennal de gestion de la transhumance répond au souci d’améliorer la pratique de la transhumance au Togo et de trouver des solutions durables aux tensions croissantes entre éleveurs, transhumants et agriculteurs, causées par l’insuffisance des infrastructures pastorales, la faible réglementation du secteur, la dégradation des ressources naturelles et les effets du changement climatique. Le diagnostic révèle non seulement des faiblesses structurelles mais aussi des opportunités significatives grâce à la volonté politique gouvernement togolais et au soutien des partenaires techniques et financiers.

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