Agriculture

L’agriculture est un secteur clé du tissu économique du Togo de par sa contribution dans la production de la richesse nationale. De ce fait, dans sa politique d’inclusion sociale et de promotion de la croissance partagée,  le gouvernement mise sur le secteur agricole avec le développement des produits à fort potentiel de croissance. Ainsi, la mise en œuvre depuis 2010 du  Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) largement soutenu par les partenaires au développement, a donné des résultats substantiels.

En effet, sur la période de la dernière décennie, le pays a connue une croissance agricole passant de 3,95% en 2010 à 7,7% en 2017, soit en moyenne 5,8% par an, ce qui reste assez proche de la cible annuelle fixée à 6% au moins dans le cadre du NEPAD. De même, le PIBA a connu une augmentation progressive passant de 644,26 milliards de F.CFA en 2010 à 1 168,15 milliards de FCFA en 2017. La contribution du secteur à la croissance du PIB est en moyenne de 1,68 point soit 29% du taux de croissance totale avec un apport global de 40% en moyenne.

Les services offerts

sur la période 2011-2017, la valeur des importations des produits agricoles est estimée à 145,2 milliards de francs CFA et reste supérieure aux exportations (93,8 milliards de francs CFA) entrainant une balance commerciale agricole déficitaire. Cependant, grâce aux efforts du gouvernement, ce déficit est réduit de plus de 25 % passant de 59,8 milliards de FCFA en 2011 à 44,7 milliards de francs FCFA en 2017.

Sur la même période, le revenu monétaire par an per capita des producteurs agricoles s’est amélioré de 39% passant de 217 149 FCFA en 2010 (1,19$/jour) à 301 768 FCFA en 2017 par an soit 1,42$/jour et traduit une progression vers l’atteinte du seuil de pauvreté monétaire estimé à 444 548 francs CFA par an en 2017 soit environ 2 $/jour de 9,7 points.

Cette augmentation des revenus des producteurs combinée à la mise en œuvre des filets sociaux a permis une baisse de l’incidence de la pauvreté en en milieu rural  (73,4% en 2011 à 63,7% en 2017) contre une baisse  de 5,2 points au niveau national (58,7% en 2011 à 53,5% en 2017).

 

Les activités du secteur agricole

Le secteur est en pleine modernisation en termes d’amélioration du dispositif institutionnel, d’aménagement et d’équipements agricoles, de maitrise d’eau, de développement des chaines de valeur, de conservation et de transformation de produits et de création d’emplois.

C’est au vu de ces performances, du potentiel existant (37% de terres arables sont encore non exploitées) et les perspectives que, le gouvernement a cru bon de miser sur ce secteur comme étant le moteur de croissance tel que définit dans l’axe 2 du PND 2018-2022.

 

Tendances du marché du secteur postal sur les cinq (5) dernières années

La contribution du secteur à la croissance du PIB est en moyenne de 1,68 point soit 29% du taux de croissance totale avec un apport global de 40% en moyenne.

Ces performances ont induit une amélioration des revenus des producteurs et une amélioration de la balance commerciale des produits agricoles.

Evolution de quelques données projetées du secteur agricole

2016 2017 2018 2019 2020
Express International Import Total (en objets traités) 73 405 71 260 73 405 75 550 77 694
Express International Export total (en objets traités) 30 189 30 869 31 976 32 367 33 528
Express National total (en objets traités) 202 086 197 719 205 608 179 778 187 666
Courrier Ordinaire (en objets traités) :
International Import 223 998 199 053 159 829 216 803 201 146
Export 158 606 164 436 153 481 159 122 164 971
 National 1 961 594 2 001 351 2 110 983 2 220 615

Quelques perspectives du  marché postal sur les cinq prochaines années

Les perspectives des principaux indicateurs du secteur agricole sur les cinq (5) prochaines années sont:

A terme, la mise en œuvre de cette initiative permettra entre autres de : (i) aménager 500 000 hectares de terres dont 10 000 ha de périmètres équipés en kits de micro-irrigation, (ii) construire 400 bassins de rétention d’eau, (iii) créer 2000 entreprises agricoles, (iv) former et organiser 1000 femmes dans la commercialisation des produits agricoles, (v) installer 40 plateformes de traitement et de conditionnement y compris les chambres froides et (vi) équiper 5000 ménages en bio-digesteurs en vue de la production de l’énergie et de l’engrais organique.

La croissance annuelle moyenne du sous-secteur production végétale est passée de 3,12% durant la période 2002-2007 à 3,55% durant la période 2010-2015. Le taux d’autosuffisance céréalière est quant à lui passé de 101,26% à 112,33%, soit une augmentation de 11,07% entre les deux périodes. Cependant ce taux reste en dessous de la cible de 125% fixée dans la CEDEAO. De 2010 à 2015, le taux de couverture des besoins en riz est passé de 66,88% à 91,33%. Quant au taux d’accroissement de la production du coton, il est passé d’une moyenne de -17,14% avant le PNIASA à 30,02% en moyenne de 2010 à 2015. Pour les cultures de rente en général, ce taux est passé de -11,26% à +13,51%.

En ce qui concerne la productivité, le bilan du PNIASA montre des insuffisances et des contre-performances pour certaines cultures stratégiques. Ainsi, la productivité est restée quasi stagnante pour le maïs, riz paddy, le mil, le haricot, sorgho, et l’arachide qui n’ont connu qu’une variation de leur niveau de rendement compris entre -0,33% et 0,09%. Par contre, en ce qui concerne les tubercules, on note une légère tendance baissière des rendements : manioc (-0,97%) ; et l’igname (-1,21%).

Pendant la période 2010-2015, les productions vivrières d’origine végétale ont couvert globalement les besoins de la population. Comme le montre le tableau 1, des excédents ont été dégagés chaque année pour les céréales, les tubercules et les légumineuses. Cependant ces excédents cachent quelques déficits importants, notamment en ce qui concerne le riz usiné, denrée pour laquelle le pays peine encore à réaliser l’autosuffisance.

que l’agriculture togolaise est constituée à majorité de petits exploitants agricoles, qui ont encore d’énormes difficultés à accéder aux ressources productives (foncier, accès à l’eau agricole, aux financements agricoles et aux marchés) ainsi qu’à l’encadrement technique adéquat et la formation technique adaptée.

Pendant la période 2010-2015, les productions vivrières d’origine végétale ont couvert globalement les besoins de la population. Des excédents ont été dégagés chaque année pour les céréales, les tubercules et les légumineuses. Cependant ces excédents dans certaines productions cachent des déficits importants, notamment en ce qui concerne le riz usiné, les produits carnés, le lait, les œufs et les produits halieutiques.

Malgré les évolutions positives enregistrées et le fait que le Togo ait atteint avant terme la cible C de l’Objectif du Millénaire pour le Développement 1 relative à la réduction de moitié de la prévalence de la sous-alimentation entre 1990 et 2015, la production alimentaire demeure largement déficitaire pour répondre à la demande alimentaire  croissante. Le Togo fait partie des Pays à Revenu Faible et à Déficit Vivrier et consacre chaque année une part importante de son budget dans l’importation de produits alimentaires. Les tendances montrent une croissance annuelle des besoins en produits alimentaires en liens avec la croissance démographique estimée à 3 % environ. Si rien n’est fait, à l’horizon 2025, le Togo continuera à importer massivement des produits alimentaires (Riz, bovins, caprins, volailles et poissons), alors qu’il dispose de potentialités agricoles considérables.

Les performances appréciables du PNIASA (environ 6,0% de croissance du PIB agricole par an) ne permettent pas d’entretenir une dynamique suffisamment soutenue et durable d’accélération de la croissance économique du pays et de la lutte contre la pauvreté rurale, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Le taux de croissance économique globale, qui se situe actuellement à 5,0 % en 2015 devrait dans un avenir proche être porté à au moins 10% l’an sur une période de dix ans pour permettre au Togo d’être un pays émergent à l’Horizon 2030. Dans cette perspective, le Gouvernement mise sur le secteur agricole, aussi bien en raison des réalités humaines et socioéconomiques que du souci de l’inclusion sociale.Ainsi le Gouvernement du Togo s’est doté d’une nouvelle politique agricole plus ambitieuse, orientée vers l’accélération de la croissance, la compétitivité, la transformation, la modernisation progressive et plus d’ouverture vers les marchés. Cette politique devra induire une amélioration substantielle et durable des revenus des populations rurales et de leurs niveaux de vie, la création des emplois particulièrement pour les jeunes, tout en impactant fortement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables.

Pour ce faire, la principale stratégie envisagée repose sur une approche de développement intégré basé sur les « agropoles ». Pour le Togo, un agropole est « un ensemble d’entreprises circonscrites dans une aire géographique donnée, qui entretiennent des relations fonctionnelles dans leurs activités de production, de transformation, de services d’appui et de commercialisation d’un produit végétal, animal, halieutique ou forestier donné ». C’est aussi «  une zone d’activités à vocation agricole ou agro-industrielle et logistique, qui regroupe plusieurs acteurs de taille et de niveau technique et technologique variable, évoluant sur une ou plusieurs filières agricoles ciblées ».

En 2017, le gouvernement marque sa volonté de poser les fondements durables de la transformation structurelle de l’économie pour permettre au Togo de cheminer progressivement vers l’émergence. C’est dans cette dynamique qu’il a amorcé l’élaboration de son plan national de développement (PND) intégrant les objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2018-2022. Le PNIASAN s’inscrit dans l’axe 2 « Amélioration de la productivité et de la compétitivité des secteurs porteurs de croissance » à travers l’objectif stratégique 1 « Développer un secteur agropastoral et halieutique » dudit plan.

 

Tirant leçon de la mise en œuvre du PNIASA, le gouvernement a énoncé une nouvelle vision de l’agriculture togolaise à l’horizon 2030, intégrée dans la nouvelle Politique nationale Agricole. Cette vision s’énonce comme suit :

« Une agriculture moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale, d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables à l’horizon 2030 ».

Cette vision est en cohérence avec la vision de la politique agricole de la CEDEAO qui est : « une agriculture moderne et durable fondée sur l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales et la promotion des entreprises agricoles grâce à l’implication du secteur privé. Productive et compétitive sur le marché intra-communautaire et sur les marchés internationaux, elle doit permettre d’assurer la sécurité alimentaire et de procurer des revenus décents à ses actifs ».

Le PNIASAN, principal outil de mise en œuvre de la politique est axé essentiellement sur le développement des Agropoles (pôle de développement agricole). Il est visé à terme la réalisation d’une dizaine d’agropoles sur toute l’étendue du territoire, couvrant la période de la politique agricole (2016- 2030).

 

 

Les performances appréciables du PNIASA (environ 6,0% de croissance du PIB agricole par an) ne permettent pas d’entretenir une dynamique suffisamment soutenue et durable d’accélération de la croissance économique du pays et de la lutte contre la pauvreté rurale, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Le taux de croissance économique globale, qui se situe actuellement à 5,0 % en 2015 devrait dans un avenir proche être porté à au moins 10% l’an sur une période de dix ans pour permettre au Togo d’être un pays émergent à l’Horizon 2030. Dans cette perspective, le Gouvernement mise sur le secteur agricole, aussi bien en raison des réalités humaines et socioéconomiques que du souci de l’inclusion sociale.Ainsi le Gouvernement du Togo s’est doté d’une nouvelle politique agricole plus ambitieuse, orientée vers l’accélération de la croissance, la compétitivité, la transformation, la modernisation progressive et plus d’ouverture vers les marchés. Cette politique devra induire une amélioration substantielle et durable des revenus des populations rurales et de leurs niveaux de vie, la création des emplois particulièrement pour les jeunes, tout en impactant fortement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables.

Pour ce faire, la principale stratégie envisagée repose sur une approche de développement intégré basé sur les « agropoles ». Pour le Togo, un agropole est « un ensemble d’entreprises circonscrites dans une aire géographique donnée, qui entretiennent des relations fonctionnelles dans leurs activités de production, de transformation, de services d’appui et de commercialisation d’un produit végétal, animal, halieutique ou forestier donné ». C’est aussi «  une zone d’activités à vocation agricole ou agro-industrielle et logistique, qui regroupe plusieurs acteurs de taille et de niveau technique et technologique variable, évoluant sur une ou plusieurs filières agricoles ciblées ».

En 2017, le gouvernement marque sa volonté de poser les fondements durables de la transformation structurelle de l’économie pour permettre au Togo de cheminer progressivement vers l’émergence. C’est dans cette dynamique qu’il a amorcé l’élaboration de son plan national de développement (PND) intégrant les objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2018-2022. Le PNIASAN s’inscrit dans l’axe 2 « Amélioration de la productivité et de la compétitivité des secteurs porteurs de croissance » à travers l’objectif stratégique 1 « Développer un secteur agropastoral et halieutique » dudit plan.

 

Tirant leçon de la mise en œuvre du PNIASA, le gouvernement a énoncé une nouvelle vision de l’agriculture togolaise à l’horizon 2030, intégrée dans la nouvelle Politique nationale Agricole. Cette vision s’énonce comme suit :

« Une agriculture moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale, d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables à l’horizon 2030 ».

Cette vision est en cohérence avec la vision de la politique agricole de la CEDEAO qui est : « une agriculture moderne et durable fondée sur l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales et la promotion des entreprises agricoles grâce à l’implication du secteur privé. Productive et compétitive sur le marché intra-communautaire et sur les marchés internationaux, elle doit permettre d’assurer la sécurité alimentaire et de procurer des revenus décents à ses actifs ».

Le PNIASAN, principal outil de mise en œuvre de la politique est axé essentiellement sur le développement des Agropoles (pôle de développement agricole). Il est visé à terme la réalisation d’une dizaine d’agropoles sur toute l’étendue du territoire, couvrant la période de la politique agricole (2016- 2030).

 

 

Le Ministère de l’agriculture, de la productions animale et halieutique s’attelle à des grandes missions relatives au secteur agricole :

  • aménager 500 000 hectares de terres dont 10 000 ha de périmètres équipés en kits de micro-irrigation,
  •   construire 400 bassins de rétention d’eau,
  • créer 2000 entreprises agricoles,
  • former et organiser 1000 femmes dans la commercialisation des produits agricoles,
  • installer 40 plateformes de traitement et de conditionnement y compris les chambres froides et (vi) équiper 5000 ménages en bio-digesteurs en vue de la production de l’énergie et de l’engrais organique.
  • L’adaptation du cadre réglementaire du domaine des postes.

 

L’agriculture est un secteur clé du tissu économique du Togo de par sa contribution dans la production de la richesse nationale. De ce fait, dans sa politique d’inclusion sociale et de promotion de la croissance partagée,  le gouvernement mise sur le secteur agricole avec le développement des produits à fort potentiel de croissance. Ainsi, la mise en œuvre depuis 2010 du  Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) largement soutenu par les partenaires au développement, a donné des résultats substantiels.

En effet, sur la période de la dernière décennie, le pays a connue une croissance agricole passant de 3,95% en 2010 à 7,7% en 2017, soit en moyenne 5,8% par an, ce qui reste assez proche de la cible annuelle fixée à 6% au moins dans le cadre du NEPAD. De même, le PIBA a connu une augmentation progressive passant de 644,26 milliards de F.CFA en 2010 à 1 168,15 milliards de FCFA en 2017. La contribution du secteur à la croissance du PIB est en moyenne de 1,68 point soit 29% du taux de croissance totale avec un apport global de 40% en moyenne.

Les services offerts

sur la période 2011-2017, la valeur des importations des produits agricoles est estimée à 145,2 milliards de francs CFA et reste supérieure aux exportations (93,8 milliards de francs CFA) entrainant une balance commerciale agricole déficitaire. Cependant, grâce aux efforts du gouvernement, ce déficit est réduit de plus de 25 % passant de 59,8 milliards de FCFA en 2011 à 44,7 milliards de francs FCFA en 2017.

Sur la même période, le revenu monétaire par an per capita des producteurs agricoles s’est amélioré de 39% passant de 217 149 FCFA en 2010 (1,19$/jour) à 301 768 FCFA en 2017 par an soit 1,42$/jour et traduit une progression vers l’atteinte du seuil de pauvreté monétaire estimé à 444 548 francs CFA par an en 2017 soit environ 2 $/jour de 9,7 points.

Cette augmentation des revenus des producteurs combinée à la mise en œuvre des filets sociaux a permis une baisse de l’incidence de la pauvreté en en milieu rural  (73,4% en 2011 à 63,7% en 2017) contre une baisse  de 5,2 points au niveau national (58,7% en 2011 à 53,5% en 2017).

 

Les activités du secteur agricole

Le secteur est en pleine modernisation en termes d’amélioration du dispositif institutionnel, d’aménagement et d’équipements agricoles, de maitrise d’eau, de développement des chaines de valeur, de conservation et de transformation de produits et de création d’emplois.

C’est au vu de ces performances, du potentiel existant (37% de terres arables sont encore non exploitées) et les perspectives que, le gouvernement a cru bon de miser sur ce secteur comme étant le moteur de croissance tel que définit dans l’axe 2 du PND 2018-2022.

 

Tendances du marché du secteur postal sur les cinq (5) dernières années

La contribution du secteur à la croissance du PIB est en moyenne de 1,68 point soit 29% du taux de croissance totale avec un apport global de 40% en moyenne.

Ces performances ont induit une amélioration des revenus des producteurs et une amélioration de la balance commerciale des produits agricoles.

Evolution de quelques données projetées du secteur agricole

2016 2017 2018 2019 2020
Express International Import Total (en objets traités) 73 405 71 260 73 405 75 550 77 694
Express International Export total (en objets traités) 30 189 30 869 31 976 32 367 33 528
Express National total (en objets traités) 202 086 197 719 205 608 179 778 187 666
Courrier Ordinaire (en objets traités) :
International Import 223 998 199 053 159 829 216 803 201 146
Export 158 606 164 436 153 481 159 122 164 971
 National 1 961 594 2 001 351 2 110 983 2 220 615

Quelques perspectives du  marché postal sur les cinq prochaines années

Les perspectives des principaux indicateurs du secteur agricole sur les cinq (5) prochaines années sont:

A terme, la mise en œuvre de cette initiative permettra entre autres de : (i) aménager 500 000 hectares de terres dont 10 000 ha de périmètres équipés en kits de micro-irrigation, (ii) construire 400 bassins de rétention d’eau, (iii) créer 2000 entreprises agricoles, (iv) former et organiser 1000 femmes dans la commercialisation des produits agricoles, (v) installer 40 plateformes de traitement et de conditionnement y compris les chambres froides et (vi) équiper 5000 ménages en bio-digesteurs en vue de la production de l’énergie et de l’engrais organique.

La croissance annuelle moyenne du sous-secteur production végétale est passée de 3,12% durant la période 2002-2007 à 3,55% durant la période 2010-2015. Le taux d’autosuffisance céréalière est quant à lui passé de 101,26% à 112,33%, soit une augmentation de 11,07% entre les deux périodes. Cependant ce taux reste en dessous de la cible de 125% fixée dans la CEDEAO. De 2010 à 2015, le taux de couverture des besoins en riz est passé de 66,88% à 91,33%. Quant au taux d’accroissement de la production du coton, il est passé d’une moyenne de -17,14% avant le PNIASA à 30,02% en moyenne de 2010 à 2015. Pour les cultures de rente en général, ce taux est passé de -11,26% à +13,51%.

En ce qui concerne la productivité, le bilan du PNIASA montre des insuffisances et des contre-performances pour certaines cultures stratégiques. Ainsi, la productivité est restée quasi stagnante pour le maïs, riz paddy, le mil, le haricot, sorgho, et l’arachide qui n’ont connu qu’une variation de leur niveau de rendement compris entre -0,33% et 0,09%. Par contre, en ce qui concerne les tubercules, on note une légère tendance baissière des rendements : manioc (-0,97%) ; et l’igname (-1,21%).

Pendant la période 2010-2015, les productions vivrières d’origine végétale ont couvert globalement les besoins de la population. Comme le montre le tableau 1, des excédents ont été dégagés chaque année pour les céréales, les tubercules et les légumineuses. Cependant ces excédents cachent quelques déficits importants, notamment en ce qui concerne le riz usiné, denrée pour laquelle le pays peine encore à réaliser l’autosuffisance.

que l’agriculture togolaise est constituée à majorité de petits exploitants agricoles, qui ont encore d’énormes difficultés à accéder aux ressources productives (foncier, accès à l’eau agricole, aux financements agricoles et aux marchés) ainsi qu’à l’encadrement technique adéquat et la formation technique adaptée.

Pendant la période 2010-2015, les productions vivrières d’origine végétale ont couvert globalement les besoins de la population. Des excédents ont été dégagés chaque année pour les céréales, les tubercules et les légumineuses. Cependant ces excédents dans certaines productions cachent des déficits importants, notamment en ce qui concerne le riz usiné, les produits carnés, le lait, les œufs et les produits halieutiques.

Malgré les évolutions positives enregistrées et le fait que le Togo ait atteint avant terme la cible C de l’Objectif du Millénaire pour le Développement 1 relative à la réduction de moitié de la prévalence de la sous-alimentation entre 1990 et 2015, la production alimentaire demeure largement déficitaire pour répondre à la demande alimentaire  croissante. Le Togo fait partie des Pays à Revenu Faible et à Déficit Vivrier et consacre chaque année une part importante de son budget dans l’importation de produits alimentaires. Les tendances montrent une croissance annuelle des besoins en produits alimentaires en liens avec la croissance démographique estimée à 3 % environ. Si rien n’est fait, à l’horizon 2025, le Togo continuera à importer massivement des produits alimentaires (Riz, bovins, caprins, volailles et poissons), alors qu’il dispose de potentialités agricoles considérables.

Les performances appréciables du PNIASA (environ 6,0% de croissance du PIB agricole par an) ne permettent pas d’entretenir une dynamique suffisamment soutenue et durable d’accélération de la croissance économique du pays et de la lutte contre la pauvreté rurale, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Le taux de croissance économique globale, qui se situe actuellement à 5,0 % en 2015 devrait dans un avenir proche être porté à au moins 10% l’an sur une période de dix ans pour permettre au Togo d’être un pays émergent à l’Horizon 2030. Dans cette perspective, le Gouvernement mise sur le secteur agricole, aussi bien en raison des réalités humaines et socioéconomiques que du souci de l’inclusion sociale.Ainsi le Gouvernement du Togo s’est doté d’une nouvelle politique agricole plus ambitieuse, orientée vers l’accélération de la croissance, la compétitivité, la transformation, la modernisation progressive et plus d’ouverture vers les marchés. Cette politique devra induire une amélioration substantielle et durable des revenus des populations rurales et de leurs niveaux de vie, la création des emplois particulièrement pour les jeunes, tout en impactant fortement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables.

Pour ce faire, la principale stratégie envisagée repose sur une approche de développement intégré basé sur les « agropoles ». Pour le Togo, un agropole est « un ensemble d’entreprises circonscrites dans une aire géographique donnée, qui entretiennent des relations fonctionnelles dans leurs activités de production, de transformation, de services d’appui et de commercialisation d’un produit végétal, animal, halieutique ou forestier donné ». C’est aussi «  une zone d’activités à vocation agricole ou agro-industrielle et logistique, qui regroupe plusieurs acteurs de taille et de niveau technique et technologique variable, évoluant sur une ou plusieurs filières agricoles ciblées ».

En 2017, le gouvernement marque sa volonté de poser les fondements durables de la transformation structurelle de l’économie pour permettre au Togo de cheminer progressivement vers l’émergence. C’est dans cette dynamique qu’il a amorcé l’élaboration de son plan national de développement (PND) intégrant les objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2018-2022. Le PNIASAN s’inscrit dans l’axe 2 « Amélioration de la productivité et de la compétitivité des secteurs porteurs de croissance » à travers l’objectif stratégique 1 « Développer un secteur agropastoral et halieutique » dudit plan.

 

Tirant leçon de la mise en œuvre du PNIASA, le gouvernement a énoncé une nouvelle vision de l’agriculture togolaise à l’horizon 2030, intégrée dans la nouvelle Politique nationale Agricole. Cette vision s’énonce comme suit :

« Une agriculture moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale, d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables à l’horizon 2030 ».

Cette vision est en cohérence avec la vision de la politique agricole de la CEDEAO qui est : « une agriculture moderne et durable fondée sur l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales et la promotion des entreprises agricoles grâce à l’implication du secteur privé. Productive et compétitive sur le marché intra-communautaire et sur les marchés internationaux, elle doit permettre d’assurer la sécurité alimentaire et de procurer des revenus décents à ses actifs ».

Le PNIASAN, principal outil de mise en œuvre de la politique est axé essentiellement sur le développement des Agropoles (pôle de développement agricole). Il est visé à terme la réalisation d’une dizaine d’agropoles sur toute l’étendue du territoire, couvrant la période de la politique agricole (2016- 2030).

 

 

Le Ministère de l’agriculture, de la productions animale et halieutique s’attelle à des grandes missions relatives au secteur agricole :

  • aménager 500 000 hectares de terres dont 10 000 ha de périmètres équipés en kits de micro-irrigation,
  •   construire 400 bassins de rétention d’eau,
  • créer 2000 entreprises agricoles,
  • former et organiser 1000 femmes dans la commercialisation des produits agricoles,
  • installer 40 plateformes de traitement et de conditionnement y compris les chambres froides et (vi) équiper 5000 ménages en bio-digesteurs en vue de la production de l’énergie et de l’engrais organique.
  • L’adaptation du cadre réglementaire du domaine des postes.