
L’année 2026 a été proclamée « Année internationale des agricultrices » par l’Organisation des Nations Unies. À cette occasion, de nombreux pays, organisations et communautés à travers le monde se mobilisent pour rendre hommage aux femmes qui contribuent, chaque jour, à la production agricole et à la sécurité alimentaire.
Au Togo, le lancement officiel des activités commémoratives a eu lieu le vendredi 26 juin 2026 à l’occasion d’une conférence de presse. Cette célébration vise à mettre en lumière les agricultrices, les transformatrices et les commerçantes, véritables piliers des systèmes agricoles et alimentaires.
Cette rencontre a également offert un cadre d’échanges permettant aux décideurs de faire le point sur les avancées enregistrées en matière d’autonomisation des femmes, d’identifier les défis auxquels ces femmes agricultrices restent confrontées et d’esquisser les perspectives pour renforcer leur contribution au développement du secteur agricole.
Dans son mot de bienvenue, la coordonnatrice de la Cellule d’appui à l’autonomisation de la femme rurale, Madame AGUEY-WOGNON Kayi, a rappelé les réformes engagées par le Gouvernement en faveur de l’autonomisation des femmes. Elle a notamment cité le renforcement de leurs droits à travers le Code des personnes et de la famille, la loi sur la parité ainsi que la criminalisation des violences basées sur le genre.

Pour finir, Madame AGUEY-WOGNON Kayi a également annoncé que les célébrations du 31 juillet et du 15 octobre, consacrées aux femmes, seront placées cette année sous le signe de l’Année internationale des agricultrices. Elles seront marquées par des campagnes de sensibilisation, des sessions de renforcement des capacités en éducation financière ainsi que des formations aux techniques de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles, en
collaboration avec la Coordination togolaise des organisations paysannes (CTOP).
Prenant la parole au nom du ministre chargé de l’Agriculture, M. KONLANI Dindiogue, Directeur de Cabinet, a rendu un hommage à toutes les femmes agricultrices du Togo pour leur engagement quotidien en faveur de la sécurité alimentaire, de la prospérité des communautés et du développement national.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement togolais à renforcer son soutien aux femmes du secteur agricole. À cet effet, il a souligné que : « Le Gouvernement togolais reste déterminé à amplifier ses interventions en faveur de la femme agricultrice à travers le Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (ProMAT), dont l’objectif est de transformer durablement les systèmes agroalimentaires afin d’accroître leur contribution à la croissance économique, à la création d’emplois et à l’inclusion sociale. »
En clore son intervention, M. KONLANI Dindiogue a exprimé la profonde gratitude du Gouvernement togolais à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, aux organisations professionnelles agricoles, aux institutions publiques ainsi qu’à tous les acteurs qui accompagnent le Togo dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur de la femme agricultrice.
Pour sa part, le Chef du bureau de la FAO au Togo, Monsieur Djiwa Oyétoundé, intervenant au nom de la Coordonnatrice du Système des Nations Unies, a indiqué que cette Année constitue une opportunité de célébrer la contribution essentielle des femmes aux systèmes agroalimentaires tout en renforçant les actions de la FAO et de ses partenaires pour améliorer leur accès à la terre, aux technologies, au financement et aux instances de prise de décision.

La conférence de presse a également été marquée par un panel d’échanges animé par des représentantes d’organisations coopératives féminines. La présidente de l’Union coopérative des femmes du canton de Yokélé (Kloto 1), Avossa Abra, a salué cette initiative qui reconnaît le rôle essentiel des femmes dans l’agriculture. Pour Kolani Rosine, élève à l’IFAD de Barkoissi, « cette initiative nous permet de mieux comprendre les défis auxquels les femmes agricultrices sont confrontées et les solutions à mettre en œuvre pour renforcer leur autonomisation et leur contribution au développement agricole ».