Transhumance : les professionnels des médias formés à Sokodé sur les défis, enjeux et perspectives

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Transhumance : les professionnels des médias formés à Sokodé sur les défis, enjeux et perspectives

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Du 7 au 14 avril 2026, un atelier de formation à l’intention des professionnels des médias publics et privés s’est tenu à l’Hôtel Central de Sokodé, dans la région Centrale, autour du thème : « La transhumance : défis, enjeux et perspectives ».

Organisée par le gouvernement togolais avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Fonds pour la consolidation de la paix, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette rencontre visait à renforcer les capacités des professionnels des médias et des communicateurs sur les réalités de la transhumance.

L’objectif était également d’analyser les défis actuels liés à ce phénomène et de promouvoir une communication responsable, fondée sur le journalisme de solution.

Au total 60 participants ont pris part à cet atelier. Il s’agissait principalement de journalistes, animateurs, chroniqueurs de la région Centrale, ainsi que d’acteurs impliqués dans la gestion de la transhumance. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de prévention des conflits liés à la transhumance, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes dues à la mobilité du bétail.

Au cours de la formation, les participants ont échangé sur les différents aspects du phénomène, notamment ses dimensions socio-économiques, les défis sécuritaires qu’il soulève, ainsi que les mécanismes de prévention et de gestion des conflits. Des experts et personnes ressources ont animé plusieurs sessions pour permettre une meilleure compréhension des enjeux liés à la transhumance.

L’atelier a aussi accordé une place importante à la pratique. À travers des travaux de groupe, des exercices de production et des émissions radiophoniques, les participants ont réalisé des contenus audio d’une durée de 12 à 26 minutes, en français et en langues locales telles que le tem, le kabyè, le mina, le tchamba et le peulh. Ces productions seront diffusées pendant plusieurs mois sur les radios et plateformes web.

Les médias jouent en effet un rôle crucial dans la gestion des conflits liés à la transhumance. En tant qu’acteurs de sensibilisation et de prévention, ils sont appelés à produire des contenus capables d’informer les populations, d’éclairer les différents acteurs sur les enjeux du phénomène et de promouvoir une communication responsable en faveur de la paix.

À l’ouverture comme à la clôture des travaux, le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, assurant les fonctions de gouverneur de la région Centrale, a salué cette initiative. Selon lui, cet atelier contribuera à une meilleure compréhension de la transhumance et favorisera la cohabitation pacifique entre les différents acteurs.

À travers cette session de formation, le gouvernement togolais et ses partenaires entendent faire des médias des relais efficaces de sensibilisation, capables d’accompagner durablement les efforts de paix et de cohésion sociale.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la prévention des conflits dans la région des Savanes pour une gestion inclusive et durable des ressources naturelles et la promotion de la sécurité communautaire. Elle vise à soutenir les actions du gouvernement en faveur d’une gestion apaisée et durable de la transhumance.

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